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15 février 2025 — Jérémy D.

Gérer ses relances comme un pro : le secret des artistes qui tournent

Vous avez envoyé 50 emails à des programmateurs. Deux semaines plus tard, vous avez reçu 3 réponses. Et les 47 autres ? Perdus dans les limbes d’internet.

Bienvenue dans la réalité du démarchage musical. La bonne nouvelle : la majorité de ces contacts ne sont pas perdus. Ils n’ont juste pas été relancés.

Pourquoi la relance est plus importante que le premier email

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • 80% des accords se font après au moins 2 contacts
  • Un programmateur reçoit en moyenne 50 à 100 sollicitations par mois
  • La plupart des musiciens n’envoient qu’un seul email puis abandonnent

Le premier email sert à vous faire connaître. La relance sert à vous faire booker.

La méthode de relance en 3 temps

Relance 1 : Le rappel amical (J+10)

Ton : léger, professionnel, bref.

Bonjour [Prénom], je me permets de vous relancer concernant ma proposition. N’hésitez pas à me dire si ça peut coller avec votre programmation. Bonne journée !

Objectif : remettre votre email en haut de la boîte de réception.

Relance 2 : L’actu fraîche (J+21)

Ton : vous apportez quelque chose de nouveau.

Bonjour [Prénom], je voulais vous partager notre nouveau clip qui vient de sortir : [lien]. On est toujours motivés pour jouer chez vous, n’hésitez pas à me faire signe !

Objectif : montrer que vous êtes actif et donner une raison de cliquer.

Relance 3 : La dernière carte (J+45)

Ton : direct, respectueux, sans pression.

Bonjour [Prénom], je comprends que vous êtes très sollicité. Si notre projet ne correspond pas à votre programmation actuelle, pas de souci ! On retentera peut-être la saison prochaine. Merci d’avoir pris le temps.

Objectif : fermer la boucle proprement. Parfois, c’est ce mail-là qui déclenche une réponse.

Les erreurs qui tuent vos relances

1. Relancer trop vite

Envoyer une relance 2 jours après votre premier mail, c’est agressif. Laissez au moins 10 jours.

2. Copier-coller le même message

Chaque relance doit apporter un élément nouveau. Sinon, vous passez pour un spammeur.

3. Ne pas relancer du tout

C’est l’erreur la plus courante. Les musiciens prennent le silence pour un refus. Souvent, c’est juste de l’oubli.

4. Perdre le fil

Quand vous démarchez 50+ lieux, impossible de tout retenir. Qui a répondu quoi ? Quand relancer qui ? C’est là que les tableurs deviennent un cauchemar.

S’organiser pour ne rien oublier

La clé, c’est d’avoir un système. Un outil qui vous dit :

  • Qui contacter aujourd’hui
  • Qui relancer cette semaine
  • Qui a répondu positivement et attend votre retour

C’est exactement ce que fait Indy-Booking. Pas de tableur, pas de CRM surdimensionné. Juste un outil simple qui garde la trace de vos échanges et vous rappelle quand agir.

La routine de relance idéale

Voici un planning hebdomadaire qui fonctionne :

  • Lundi : envoyez vos nouveaux emails de démarchage (5-10 max)
  • Mercredi : traitez les relances en attente
  • Vendredi : faites le point sur les réponses et planifiez la semaine suivante

30 minutes par jour, 3 jours par semaine. C’est tout ce qu’il faut pour maintenir un pipeline de dates actif.

Conclusion

La relance n’est pas du harcèlement. C’est de la persévérance professionnelle. Les musiciens qui tournent le plus ne sont pas forcément les meilleurs — ce sont ceux qui relancent.

Mettez en place un système, tenez-vous-y, et regardez votre agenda se remplir.